Gothic II, un simulateur d’un monde médiéval par excellence

Avantages: très réaliste

Inconvénients: trop réaliste ? Ou plutôt il manque de l’histoire épique dans son monde

Note:

Plateforme: PC-Windows

 

Gothic II est le deuxième opus de la série qui se compose à ce jour de 4 jeux. Sortie il y déjà un bon moment (en 2004) le jeu continue l’aventure du personnage principale (on donne le nom) qui se réveille dans la tour de Necromancer Xardas.

 

C’est un CRPG… on explore le monde, on fait des quêtes, on gagne des capacités pour notre personnage… on sauve la planète (comme d’habitude).

Pourquoi un tel cirque autour de ce jeu ?

J’ai commencé de jouer Gothic II car beaucoup de monde considère ce jeu comme un sort de miracle (il suffit de regarder les critiques des gamers sur le Gamefaqs par exemple). J’ai voulu comprendre moi-même aussi. Mais ce jeu n’a pas réussi de me convaincre.

 

L’histoire n’a rien de spécial : on sauve de monde, même pire, l’histoire est faite à une telle manière qu’on n’a rien à cirer de ce pauvre monde. Bien sur, selon les clichés suite au Planescape un bon personnage doit être amnésique … mais ici ceci ne sert à rien. Notre personnage est un anonyme auquel on donne un nom et pas un « nameless one » qui est par sa nature unique. Notre personnage est émotionnellement stérile, les autres personnages aussi. Gothic 2 est plus un simulateur de vie fantasy et médiévale qu’un vrai jeu de rôle avec une aventure épique.

 

Je ne trouve pas que ce jeu dégage quelconque ambiance particulière… par exemple la musique est pas intéressante du tout.

Ce qui est spécial dans Gothic II…

Gothic II construit sur son prédécesseur le réalisme du monde de jeu : on peut faire beaucoup des quêtes, explorer un monde de jeu énorme, modélisé en 3D et avec pas mal des détails.

 

Un grand point spécifique de Gothic est son système de développement de personnage avec tout son système d’apprentissage de nouvelles capacités. Typiquement on peut les améliorer en trouvant les entraineurs (ils sont nombreux dans le monde de jeu). On peut apprendre des nombreuses capacités actifs et passifs, ou chacune entre eux peut avoir plusieurs niveaux de maitrise : on trouve telles capacités que crochetage des serrures, capacité pour rester non détecté, le vol, la chasse : capacité de récupérer les peaux des animaux sur leurs cadavres, ou des autres morceaux nécessaires dans d’autres domaines (par exemple pour concocter des potions), les connaissances de forgeron pour faire ses propres armes, alchimie pour faire les potions, et différentes capacités (avec différents armes ou la magie) pour la bataille… on obtient la coopération des entraineurs en faisant des quêtes, en les payant, etc.

 

Ces capacités développés sont associés à un très grand choix des armes et d’autres objets (les herbes pour les potions ou encore les objets qui améliorent les caractéristiques du personnage, la nourriture pour récupérer les points de vie, les objets de valeur pour gagner de l’argent, les artefacts magiques qui accordent des bonus spécifiques)

On peut interagir avec le monde de jeu à des nombreuses manières. Par exemple on peut cuire la viande. On peut joindre différents organisations dans le jeu (typiquement les guildes dans lesquels on peut progresser pour devenir leurs chefs)

 

L’interface de jeu est adoptée à ce type de jeu, par exemple l’attaque avec une épée demande d’appuyer les boutons avec une certaine durée pour faire transmettre une force supérieure dans notre attaque.

 

L’ensemble du monde de jeu a une intelligence artificielle développé : le jeu supporte le cycle de jour et de la nuit ; les personnages ont leurs activités quotidiennes telles que leur travail, les dialogues entre eux. On a également des conditions météo qui changent : les tempêtes, les nuages avec ombres, etc. Les sons ambiants sont plutôt bien réalisés.

 

Le jeu propose énormément de quêtes et on rencontre beaucoup des PNJ (ceci me fait penser fortement à Morrowind).

De point de vue des graphismes le jeu se présente assez bien, mais qui va mal vieillir avec l’avènement des moteurs de jeu comme celui de Crysis, car il mise un peu trop sur le réalisme.

 

Tous les dialogues sont enregistrés (mais avec la qualité variable des acteurs) et le jeu a une animation faciale (mais elle n’est pas terrible)

Conclusion

Ce jeu n’a pas fait sur moi une grande impression car il semble être vraiment adressé vers une publique bien particulière : ceux qui aiment peaufiner leurs personnages ; Gothic II est mieux que Morrowind, sans doute, mais ce n’est pas une merveille du monde…. il y a des centaines des quêtes à faire et un grand monde à explorer, mais pour quoi faire? Pour la quête principale du héros silencieux sans sa propre personnalité ?

 

De ce type de jeu j’ai apprécié plus Morrowind ou encore Arx Fatalis, car ils avaient plus d’originalité (même s’ils manquent tous de l’histoire et personnages intéressants)