Assassin’s Creed Brotherhood, aventure sanglante

Avantages: presque tout

Inconvénients: presque aucun,… sauf DRM

Note: 6,5/10

Plateforme: PC-Windows

 

Assassin’s Creed Brotherhood est le troisième opus dans la série. Pour rappel : toute la série concerne l’affrontement historique entre les assassins (gentils, qui veulent libérer l’humanité) et les illuminati/templiers (méchants qui veulent dominer l’humanité). Autour de cette adversité prenant l’origine dans le début de la civilisation humaine est construite tout histoire… et littéralement histoire populaire mondiale selon le récit de jeu. Dans Assassin Creed Brotherhood on continue les aventures de Desmond et son ancêtre, Ezio Auditore … on affronte de nouveau les Borgia, cette fois ci toute leur famille qui s’en prend à la famille d’Ezio. En ce qui concerne Desmond ? Je vous laisse jouer le jeu (en préférence à partir du premier Assasin Creed)

 

En terme de typologie, Assassin’s Creed Brotherhood est un jeu action aventure, il met accent à la fois sur la bataille, l’exploration et sur l’histoire. ACB introduit également des nombreux éléments d’un jeu de rôle.

Positives

Assassin’s Creed Brotherhood continue dans la ligne de ses prédécesseurs de s’améliorer. Il a mis beaucoup d’accent sur tout ce qui améliore l’ambiance et le monde du jeu :

 

De point de vue graphique Assassin’s Creed Brotherhood assure : on retrouve une conception très détaillé, les bâtiments bien décorés et les extérieurs qui tiennent la route. Les éléments de décors qui sont utilisés pour les acrobaties d’Ezio ou Desmond sont assez bien choisis (différents boites, décorations en métal, balcons et autres éléments d’architecture). Le tout est réalisé en bonne fidélité au style de l’époque de la renaissance. Le jeu prend la place principalement à Rome : on peut visiter les monuments le plus connus de l’époque, dont le Vatican, les restes de Capitole, le Colisée, etc. Au delà de la qualité du jeu, on peut faire une petite visite touristique sans même prendre de l’avion ! C’est sympathique !

 

La musique de Jesper Kyd est très bien réalisée, va parfaitement avec les autres éléments de jeu et à mon avis on peut l’écouter même en dehors de jeu, tellement elle est bonne.

 

Les sons d’environnement sont également très bien faites : le monde est vivant et suit un cycle de jour et nuit.

L’histoire de jeu est plus ou moins dans la ligne des Assasin’s Creed précédents : basé sur des complots des Templiers pour prendre la contrôle du monde et les assassins qui détruisent ces plans. Les auteurs de jeu ont fait une histoire de complot autour de l’histoire de la famille Borgia, un sujet très intéressant, sanguinaire, plein des assassinats et trahisons même sans chercher de le colorier (comme c’était fait dans ACB). Globalement je trouve que le jeu s’en sort bien, car la vraie histoire a été assez bien mélangée avec la fiction pour faire une bonne intrigue.

 

L’histoire est également renforcé par deux autres aspects bien faites : les dialogues qui sont bien écrits et les personnages qui sont plutôt bien caractérisés. On déteste les cruels Borgia et on est heureux d’avoir le support de plusieurs amis qui aident Ezio dans sa quête.

 

L’histoire de jeu se passe au travers des nombreux quêtes que Ezio doit accomplir : leur caractère est assez hétérogène : on doit investiguer, assassiner, espionner, récupérer certains éléments, détruire d’autres ou encore résoudre des énigmes à la « Tomb Raider ». Les quêtes principales sont complètes par des nombreuses quêtes secondaires que Ezio peut faire pendant son exploration de Rome.

 

D’autre avantage de jeu est son importante liberté de mouvement et action. Ezio peut construire une véritable fortune économique dans le jeu en achetant et développant des commerces, il peut entraîner une league des assassins qui peuvent l’assister dans ses missions. Ezio peut voyager sur un territoire relativement vaste en utilisant plusieurs moyens comme le cheval, un bateau ou encore un parachute. On a possibilité d’utiliser certains moyens inédites telles qu’un canon, un tank selon concept de Leonardo da Vinci, bateau avec des fusées…

 

Le système de bataille est élaboré, avec des combos assez complexes et ceci est très appréciable. Ezio a un choix important des armes allant de soin gant d’assassin jusqu’au un pistolet. Il peut utiliser les armes varies comme les épées, couteaux, haches, piques. Tout ceci est complété par des bombes fumigènes, des poisons, des couteaux à jeter ou les parachutes pour s’échapper rapidement d’un endroit haut placé sans se faire du mal. Ezio peut se battre à partir d’un cheval, attaquer de haut son victime ou même attaquer plusieurs victimes à la fois… tout ceci est couplé à des grandes possibilités d’éviter les attaquants, car Ezio et Desmond sont des pros d’acrobatie : ils peuvent monter sur n’importe quel mur s’il y a des protubérances, ils peuvent sauter ou attraper des endroits qui peuvent sembler inaccessibles…

 

Le jeu permet d’utiliser certains techniques qui sont logiques pour notre héros assassin : on peut cacher les corps (dans une pile de la paille ou en les déplacent hors de la vue de l’ennemis qui patrouillent le terrain) ou encore au contraire on peut attirer les ennemies dans un endroit donné en y jetant un corps.

Négatives

En terme des négatives ? Je pense que l’histoire pourrait être un peu moins « documentaire », qu’on pourrait avoir un peu plus d’émotion de la part de Ezio et/ou Desmond. Pour les quêtes, parfois il manquait d’une histoire de fond un peu plus élaboré (surtout les quêtes secondaires).

 

En terme de contrôle, le jeu est exigent : il faut apprendre des nombreux combos et commandes pour s’en sortir.

 

Un petit manque : dommage qu’on ne peut pas déguiser Ezio pour approcher plus facilement les objectives des différents quêtes (comme c’est le cas dans la série Hitman par exemple).

 

Le DRM (système protection des droits auteurs) constitue le plus grand défaut de ce jeu. Editeur d’Assassin’s Creed Brotherhood ne traite pas ses clients sérieusement et les impose des contraintes très importantes (de type : une laisse électronique qui oblige de se connecter à internet au démarrage de jeu). C’est assez ironique pour un jeu qui glorifie l’anarchisme des assassins et le rejet de contrôle… ou alors Ubisoft, ce sont des Illuminati ?

Verdict

C’est un excellent jeu méritant bien cinq étoiles mais son DRM de principe le rend inacceptable, déjà au niveau des libertés personnelles, Ubisoft exige trop de contrôle sur ses clients. De cette raison je vous déconseille l’achat de ce jeu tant que Ubisoft ne change pas sa politique de vente et des licences.

 

Seule alternative est de renoncer à la version PC de ce jeu et jouer uniquement la version sortie sur les consoles.