Splinter Cell Conviction, du corporationisme et de l’action

Avantages: action, gameplay, certaines idées astucieuses

Inconvénients: DRM, forme sur le fond, trop court

Note: 6/10

Plateforme: PC-Windows

 

Tom Clancy’s Splinter Cell Conviction est un des jeux « blockbuster de l’année 2010.

TCSCC est construit sur le scénario des précédents jeux de la série Splinter Cell, ou le personnage principal, Sam Fisher doit s’occuper des ennemies des USA. Cette fois ci, les ennemies ce sont plus ou moins ces anciens collègues de l’agence. Quelqu’un kidnappe sa fille… donc notre héro doit la récupérer.

 

En termes de typologie, TCSCC est un jeu aventure/action de tir en troisième et première personne.

Il est bien ce Sam Fisher …

L’histoire du TCSCC me fait penser fortement sur le film Commando ainsi que ses clones innombrables (le bon, brave soldat américain a son enfant, épouse, amie kidnappée, caché par les méchants).

 

Les éléments pour faire de ce jeu un blockbuster action sont bien là : on a une histoire classique, des factions de type les mafias, les maléfiques « Private Military Company », les agences gouvernementaux, les politiciens américains pourris … le scénario de jeu m’a fait beaucoup penser de jeu, et des bandes dessinés du XIII, ou encore à Alpha Protocol que j’ai décrit auparavant. On retrouve notre classique climat qui se situe entre James Bond, Jason Bourne et Commando de Schwarzenegger. Le jeu maintient une pression sur le jouer pour avancer et lui donne des bonnes raisons intéressants pour le faire.

Le personnage principal, Sam Fisher, est assez drôle et assez bien construit … c’est trop dommage que son potentiel n’est pas plus exploré.

 

Dans le jeu on peut développer caractéristiques de notre personnage : Joueur gagne des points pour réalisation des objectifs de ses missions et il peut acheter certains équipements, armes et améliorations. Une fois l’arme ou amélioration est acheté elle peut être réutilisé dans toute autre missions. Montant de points dépend également de la performance du joueur, par exemple le nombre des assassinats sans manifester sa présence aux ennemies pendant les missions. Le nombre des armes ou autres gadgets est bien suffisant pour satisfaire plupart des joueurs (dont moi).

Dialogues dans le jeu sont généralement bien écrits avec un langage bien vivant et assez amusants. Par exemple souvent Sam Fisher se trouve pas loin des ennemies qui discutent entre eux et il peut écouter leurs dialogues (souvent le charabia des marins, militaires américains « The area is no go, I repeat, the area is no go ! » ou « Hold position, I said, Hold position »). Quand Fisher manifeste sa présence les ennemies se mettent chercher Fischer tout en le menaçant avec les voix angoissés (« hostile is here ! », « Fisher is here ! », « come one Fisher ! ») et c’est tellement drôle de les faire crier et se plaindre quand Fisher abat l’un d’eux ou casse des lumières !

 

Une chose que j’ai apprécié concerne les interrogatoires de nos ennemies: il arrive que Ficher choppe un parmi eux et les « secoue » « un peu » (par exemple en cassant avec leur tête un urinoir – le joueur contrôle partiellement ces séquences interactives), les dialogues sont assez cool, Fisher, comme un Bruce Willis de Die Hard 4, est très blasé dans ce jeu : casser les dents de ses oppresseurs est une routine pour lui, mais personnellement j’ai trouvé ceci amusant et bien approprié dans le contexte « action » de ce jeu.

Le gameplay est fluide, entièrement configurable (options clavier) et si on a joué d’autres jeux en 3eme personne ou les FPS on n’aura aucun problème ici. Contrôles du TCSCC sont assez efficaces et bien expliqués par les tutoriaux.

 

En termes de conception graphique TCSCC à un style cohérent, il gère bien les couleurs, la lumière les ambiances. Les textures et modèles des niveaux et des personnages sont très bien faites et contribuent à l’ambiance générale.

 

L’histoire du jeu ramène Sam Fisher en plein d’endroits différents en permettant de ravir nos yeux avec des paysages très différents allant de Malta, en passant par Irak, la Russie ou encore la Maison Blanche au Washington.

Les niveaux sont très bien décorés, riches en objets destructibles et le tout fait une impression très réaliste. Le moteur graphique a des excellents effets des ombres, eau, feu et d’autres. Il offre également de très bonnes animations.

 

En termes de réalisme on a plein des choses qui font plaisir ; typiquement les niveaux ont des sources de lumière destructibles, donc on peut faire de l’ombre nécessaire pour approcher l’ennemi sans être aperçu.

Le jeu a plusieurs modes de multi-joueurs, il y a possibilité de jouer sur des cartes personnalisées … même en single player (i.e. avec des drones en tant que les autres joueurs).

 

La musique de jeu est moyenne, techniquement bien fait, car elle renforce le climat

Mais pourquoi il est si court ?

TCSCC est jeu très court, environ 6 heures (max) pour le scénario solo principal, les 6 ou 7 cartes multi-joueurs prolonge le temps de jeu d’environ 2 ou 4 heures.

 

TCSCC est un exemple typique de domination de la forme sur la valeur réelle, car finalement on passe par ce jeu à la vitesse éclaire et on n’en sorte pas grande chose. Au fond l’histoire est banale et très linéaire.

En terme de conception de jeu et liberté d’action les niveaux sont très petits, courts et linéaires (un design de type « corridor » ou on peut quasiment avancer seulement dans une direction)

 

La même chose peut être reprochée aux dialogues, qui sont très courts et simples au fond, même s’ils sont amusants.

En ce qui concerne les cartes spécifiques à jouer en multi ou en solo : on a de petites erreurs de type russes qui parlent en american english en slang des militaires…

Le DRM, la vraie star de ce jeu

Quand TCSCC a sorti, l’élément le plus connu a été son DRM Orwellien d’Ubisoft qui exigeait la connexion constante à l’Internet dans n’importe quel mode de jeu (donc également quand on joue en solo). Cette solution a été considéré comme inacceptable et qui a causé les problèmes aux joueurs qui ont achetés le jeu (impossibilité de jouer tout simplement car impossible de se connecter au serveur d’Ubisoft). Aujourd’hui Ubisoft a un peu lâché la prise, car le système ne marchait pas tout simplement, mais il exige toujours une connexion à l’internet pendant démarrage de jeu et à son installation. Les deux sont à mon avis au delà de ce que devrait demander une société privé : j’espère que ce type de pratique sera interdit par la loi (en tant qu’une clause de licence abusive) pour rééquilibrer les relations entre les clients et fournisseurs des jeux vidéo… comme Ubisoft aime de se vanter tellement de ses droits de la propriété intellectuelle et lutte anti-piratage.

Conclusion

Derrière des graphismes magnifiques et toute la forme on retrouve un bon jeu mais pourri par son DRM orwellien DRM d’Ubisoft. Heureusement il y a des bonnes choses dans le TCSCC qui font de ce jeu une expérience plutôt agréable.

Franchement j’ai de la difficulté à me faire une opinion claire sur ce jeu curieux: il est court, cher, avec une histoire pas très claire, mais à la fin, il a un certain charme film d’action.

 

Achetez plutôt la version sur le PS3 pour ne pas subir le DRM