Voyage d’un Michal (Michel) au Mont Saint Michel

J’ai pensé de faire cette voyage depuis longtemps … c’était plus que 300 km depuis Anjou il y a presque 10 ans, c’était de nouveau 300 km depuis l’Essonne pendant des longues années, il fallait que je déménage à Paris pour que je me décide enfin de le faire. L’année 2013 étant année de plein des nouveaux choses, ceci est aussi là où c’est Michal qui vient vers le mont et pas le mont qui viens vers Michal …

Mont Saint Michel

Deuxième jour de mon périple normand m’a ramené au pied de cette magnifique création de la nature et de l’humanité.

Mont Saint Michel

 

Mont Saint Michel est localisé exactement à la frontière entre la Bretagne et la Normandie. Actuellement, c’est la commune dans la région de la Basse-Normandie, dans le département de la Manche. Le mont est très connu par sa forme particulière, solitaire sur la cote normande et son Abbaye consacré au nom d’archange Michael.

 

De côté gauche c’est la Normandie, de côté droite c’est la Bretagne …

Mont Saint Michel Bretagne Normandie

 

C’est un lieu bien touristique, donc il est bien d’y venir assez tôt, avant que des foules investissent le lieu (moi, je suis venu vers 8-9 heures).

 

Mont Saint Michel

 

Il y a plusieurs restaurants, snacks, voire même des hôtels avec les prix touristiques, ceci dit ils ne me paraissaient pas excessives (un menu *normand* dans un restau pour 16-20€, un sandwich à 5€, ou encore une nuit dans un tel hôtel à 80€ …). Je pensais qu’il y aurait plus des gens, et finalement, bien qu’il y ait plein des touristes, j’ai trouvé ceci assez facile à vivre. Pour les passionnés de la marchandise touristique il y a des tonnes des boutiques avec ce type des choses ainsi que des boutiques de la Mère Poulard : c’est une marque connue pour ses gâteaux (mais nous les trouvons dans la plupart des supermarchés … donc épargnez votre l’argent et achetez les gâteaux Poulard dans un autre endroit :D)

 

Info pratique : nous devons laisser la voiture sur le parking éloigné du Mont Saint Michel d’environ 25-40 min de marche à pied. Il y a aussi un service des navettes (moi, je suis allé à pieds)

 

La légende …

 

Le Mont-Saint-Michel-au-péril-de-la-Mer était nommé ainsi à la suite de l’édification, par l’évêque saint Aubert d’Avranches, d’un oratoire dédié à l’archange saint Michel en 708. Aubert aurait reçu, au cours de son sommeil, trois fois l’ordre de Saint-Michel de faire ériger sur le Mont-Tombe un oratoire. L’archange aurait laissé la trace de son doigt sur le crâne d’Aubert. Le sanctuaire doit être, selon les prescriptions de l’ange, une réplique du sanctuaire de Saint Michel au Mont-Gargan en Italie. En 708 environ, Aubert envoyé deux moines chercher au sanctuaire italien du Mont-Gargan des reliques du lieu (une pierre où il aurait laissé l’empreinte de son pied et un morceau de son voile sur l’autel qu’il avait consacré). C’est au cours de cette mission que le raz de marée de mars 709 aurait englouti la forêt de Scissy et entouré le mont pour en faire une île.

 

Et de l’histoire …

 

Dans les siècles qui suivait, Le Mont Saint Michel changeait l’appartenance entre l’Empire des Franques, la Bretagne et puis la Normandie, tout en restant religieusement active la plupart de ce temps, car le culte de l’archange Michael était fort à l’époque. Ce sont des Normands qui ont développé l’Abbaye et qui ont installé l’ordre Bénédictine dans ce lieu. Graduellement, les nouveaux bâtiments étaient construits dans ce lieu de culte important, qui signifiait un symbole religieux important.

 

Mont Saint Michel était un lieu important pour la culture à cette époque, par le travail de scriptorium bénédictin qui auraient eu notamment traduire l’Aristote directement de grecque en latin.

 

Mont Saint Michel

 

En 1204, après la commise pour forfaiture, le roi de France Philippe-Auguste entreprit de s’emparer des fiefs continentaux du duc de Normandie Jean-sans-Terre. Ayant franchi, avec une armée, la frontière de Normandie pour exécuter cet arrêt, son allié, Guy de Thouars, duc de Bretagne, se jeta sur l’Avranchin à la tête d’une troupe de Bretons. Le Mont-Saint-Michel fut le premier point vers lequel se dirigèrent les efforts de Guy de Thouars. Impuissantes à protéger la ville, les palissades, furent emportées d’un choc, la ville fut saccagée et les Montois massacrés, sans considération d’âge ou de sexe, mais l’assaut breton vint se briser contre les fortifications du monastère : après de longs et inutiles efforts, Guy de Thouars, désespérant de se rendre maître d’une enceinte défendue avec désespoir, effectua sa retraite en livrant la ville au feu.

 

La Guerre de Cent Ans

 

Avec la Guerre de Cents Ans viennent de nouvelles mésaventures de ce lieu. En 1356, les Anglais commencent le siège de l’abbaye. Peu de temps après, Bertrand Du Guesclin est nommé capitaine de la garnison du Mont et remporte plusieurs victoires qui permettent d’écarter la menace anglaise pour plusieurs années. En 1386, Pierre Le Roy est élu abbé et ordonne la construction de la tour Perrine, de la tour des Corbins et du Châtelet afin de défendre l’entrée du monastère. Après la bataille d’Azincourt, le nouvel abbé, Robert Jollivet, fait construire un rempart pour protéger la ville, ainsi qu’une citerne pour alimenter le Mont en eau douce. En 1419, Rouen tombe aux mains des Anglais. Le Mont est alors la seule ville de Normandie qui résiste à l’occupant.

 

Les Anglais lancent une offensive en 1423 et font un blocus par la terre et la mer. Le duc de Bretagne, le sieur Briand III Châteaubriant-Beaufort, son amiral; Guillaume de Montfort, cardinal, et évêque de Saint-Malo, équipèrent secrètement dans ce port plusieurs vaisseaux que montèrent les seigneurs de Combourg, de Montauban, de Chateaubriand, etc., avec un grand nombre de chevaliers et d’écuyers bretons, tous résolus à attaquer les vaisseaux anglais. Cette expédition, armée en secret avec rapidité, fut prête à mettre à la voile sans qu’aucun bruit de ses préparatifs n’eût transpiré. Elle cingla aussitôt vers l’ennemi. Bien que surpris, les Anglais reçurent leur choc avec fermeté, et le combat s’engagea des deux côtés. L’habileté de leurs évolutions navales eût pu même donner quelque avantage aux vaisseaux anglais, si les Bretons, prévenant l’effet de ces manœuvres, ne les avaient abordés et immobilisés avec leurs grappins. À l’issue du corps à corps qui s’engagea alors sur chaque navire, la flotte anglaise fut jetée dans un tel désordre, que tout ce qui put échapper au fer chercha son salut dans une prompte déroute, ou périt dans les flots. (Bataille du 16 juin 1425)

 

Lorsque l’escadre victorieuse vint aborder au Mont-Saint-Michel, les troupes assiégeantes, redoutant une attaque combinée des Montois et des chevaliers bretons, abandonnèrent à la hâte leurs bastilles, laissant toute liberté de ravitailler la place assiégée. À peine les Anglais eurent-ils vu s’éloigner l’escadre auxiliaire qu’ils s’empressèrent de venir relever ses fortifications.

 

Le Mont-Saint-Michel fut même serré avec plus de rigueur ; toutes ses communications avec la plage furent interceptées et, à chaque marée, la garnison montoise ne pouvait tenter de ravitailler sans que la plage devînt le théâtre d’escarmouches sanglantes.

 

Jean de La Haye organise une attaque-surprise et combinée d’allié et des assiégés contre des patrouilles anglaises qui se trouve écrasées (“plus de 200 cadavres restèrent sur place”) après quoi les Anglais se terrent dans leurs forts.

 

Louis d’Estouteville devient le commandant du Mont le 2 septembre 1424, et retire de la ville les femmes, les enfants et les prisonniers (17 novembre 1424). Tombelaine est encore renforcée. À chaque marée basse, les Anglais y descendent jusqu’aux murailles du Mont. La communication n’est possible qu’au prix d’escarmouches et de combats.

 

C’est en juin ou juillet 1425 que les Anglais recrutent des combattants, et font une terrible attaque, qui échoue, contre les Michelistes et les chevaliers bretons.

 

En novembre 1425 : d’Estouteville organise une “sanglante leçon de prudence” : une sortie surprise en force qui culbute les Anglais, “le massacre fut horrible”. Les religieux gagent tous leurs accessoires précieux et renforcement leurs fortifications, construisent la porte, la herse et le pont-levis. Charles VII les encourage à la défense et, puisqu’isolés, les autorise à battre monnaie en 1426.

 

Les Anglais se sont calmés jusqu’en 1433. Thomas de Scales entreprends une grande offensive de le 17 juin 1434, par grande marée basse, avec artillerie et machines de guerre. L’historiographie romantique des 119 chevaliers normands défenseurs du Mont-Saint-Michel ayant résisté pendant trente ans et qui firent un tel massacre lors de cette attaque de 1434 que les 20 000 Anglais sont repoussés et poursuivis sur les grèves, est une image d’Épinal inventée dans les années 1880 : pendant le siège de 30 ans, l’abbaye forteresse était défendue en permanence que par une vingtaine de personnes alors que les 119 chevaliers pouvaient avoir des membres de leur famille dans l’armée anglaise, l’assaut de 1434 ne comprenait pas plus de 2 000 Anglais 12. C’était la dernière attaque des Anglais au cours de laquelle l’armée de Thomas Scalles a abandonné le 17 juin 1434 des bombardes visibles à l’entrée du Mont-Saint-Michel, après quoi ils se contentent de les surveiller depuis Tombelaine et leurs bastilles. Dès lors, le Mont ne subira plus de siège jusqu’à la libération de la Normandie en 1450.

 

La prison …

 

Le Mont Saint Michel était un symbole national français de la résistance contre les Anglais, le prestige de l’abbaye décline néanmoins pendant les siècles qui ont suivi la Guerre de Cent Ans. Même si des rois continuent de venir en pèlerinage au Mont et qu’il reste un enjeu lors des guerres de Religion (les Huguenots de Gabriel II de Montgommery et son frère Jacques tentent de s’emparer de ce bastion de la Ligue catholique en 1577, 1589, 1591) : elle devient, sous l’Ancien Régime, un lieu de détention pour plusieurs personnes incarcérées en vertu de différentes juridictions : des légendes prétendent que des abbés ont aménagé des cachots dès le XIe siècle. Une prison d’État est attestée sous Louis XI qui édifie des cages de fer. Le relâchement des mœurs (certains moines vivent avec femmes et enfants) malgré la réforme en 1622 par les Mauristes et le manque d’entretien incitent les rois de France à l’utiliser alors essentiellement comme prison (à la fin du XVIIIe siècle, elle n’abrite plus qu’une dizaine de religieux), elle gagne son surnom de « bastille des mers ».

 

Lorsque les derniers bénédictins quittent le Mont en sous la Révolution, celle-ci devient alors uniquement une prison où sont incarcérés, dès 1793 plus de 300 prêtres réfractaires. Jusqu’à 700 prisonniers travailleront dans des salles de l’abbaye transformées en ateliers. Confectionnant des chapeaux de paille dans l’église abbatiale, cette dernière subit en 1834 un incendie attisé par la paille. Après la détention de socialistes au Mont de Martin Bernard, Armand Barbès et Auguste Blanqui, divers intellectuels, dont Victor Hugo, dénoncent l’abbaye-prison qui sera fermée par décret impérial en 1863. Les 650 prisonniers d’État et détenus de droit commun sont alors transférés sur le continent. En 1922, le culte est restauré dans l’abbatiale.

 

Alors, les photos (oui, ici j’abuse avec plus que 150 photos !!!)

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Mont Saint Michel, Gargoyles
Mont Saint Michel, Musée de la mer et de l'écologie
Mont Saint Michel, Musée de la mer et de l'écologie
Mont Saint Michel, Boutique Mere Poulard
Mont Saint Michel
Mont Saint Michel
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Paysage général du Mont Saint Michel
Paysage général du Mont Saint Michel
Paysage général du Mont Saint Michel