Yin-Yang, l'équilibre

Équilibre de force : La condition nécessaire d’intégration européenne

Parmi mes différentes réflexions, surtout associées à la modélisation physique des phénomènes naturels il parait tout à fait naturel qu’un système se retrouve en état optimal lorsque ses facteurs se retrouvent dans un état d’équilibre.

Digression physique sur l’équilibre

Un corps physique constitue un ensemble durable lorsque l’ensemble de forces dirigées sur ce corps sont en équilibre. Pour donner un exemple : les forces de réaction d’une étoile dégageant la matière et l’énergie dans l’espace se retrouvent en équilibre avec le puits gravitationnel. Lorsque l’équilibre est cassé, ceci provoque la destruction du système : dans le cas de notre étoile ceci peut intervenir par l’influence parasite d’un autre corps céleste (i.e. une plus grande étoile, trou noire, etc. …) qui va voler la matière d’une étoile de la manière accéléré ou encore si le matériel de fusion d’une étoile soit épuisé (les isotopes de d’hydrogène et d’hélium …) … ce vieillissement ramène l’étoile dans un état où une des forces est plus importante que l’autre (i.e. va dans le sens d’expulser des coucher extérieures et en principe de contraction d’imploser les couches intérieures) De même, l’énergie dans la nature ne se perds pas : elle se transmet et dissipe par ailleurs dans l’environnement extérieur, selon le premier principe de thermodynamique (celui qui interdit l’existence du « perpetum mobile »). Le deuxième principe de thermodynamique concerne l’augmentation d’entropie du système dans le temps et convergence vers homogénéité de l’ensemble du système dans le temps.

Application des lois de thermodynamique à la géopolitique

Les sociétés humaines suivent ces mêmes principes et l’énergie peut être décrite comme le « pouvoir » qui peut être mesuré comme capacité de faire exécuter par les autres notre volonté ou encore par le capital financier ou d’autres signes de l’influence. Les états, sociétés privés ou d’autres organisations ont leur propre capacité de génération de l’énergie/capital ainsi que les besoins et capacité d’absorption/consommation de l’énergie/capital extérieure ou propre. La génération de l’énergie se manifeste par la créativité, capacité d’entrainer les autres ou leur faire suivre ses projets et idées, définir des objectifs. La consommation c’est tout simplement l’absorption/adoption/utilisation d’énergie des autres organisations par une autre organisation: objectifs, idées, créations, culture, lois, mentalités, manières de vivre, etc. Lorsqu’une organisation essaye d’imposer à l’autre organisme « son énergie » (i.e. ses idées, lois, culture, leur faire faire quelque chose – i.e. fixer des objectifs), il exerce l’influence. La situation est similaire lorsqu’une organisation consomme le capital, ressources, s’approprie de la culture, etc. d’une autre organisation. Lorsqu’il n’y a pas d’équilibre entre l’énergie / capital /l’influence reçu et donnée, une situation d’inégalité peut se former. Quelques exemples : Une puissance coloniale consomme des ressources naturels d’un pays colonisé et impose son système des valeurs, ses objectifs, son culture sans considération du système existant dans ce pays, en le privant de ses propres valeurs, objectifs, culture et ressources naturels (i.e. en l’affaiblissant). Le déclin d’un organisme dans un système d’équilibre de plusieurs organismes provoque la transmission d’énergie donnée/pris de cet organisme en déclin à un autre, en croissance ; exemple : la Pologne, qui était empire dominant d’Europe de l’est encore en XVIIème siècle cesse d’être le partenaire de la France, d’empire autrichien en XVIIIème siècle et c’est la Russie que reprends cette place après son croissance de pouvoir dans ce période … le fait bien illustré par les contacts culturels franco-russes qui se développent à partir de ce période-ci, alors que les contacts franco-polonaises ont dominé jusqu’à ce moment ci.

Transposition à l’Europe d’aujourd’hui

Depuis plus que 50 ans les états européens essayent de construire l’Europe unie. En Europe d’ouest ceci s’est soldé par le succès sur la vague des conditions favorables internes et externes : le danger soviétique mobilisait l’énergie commune et unissait des pays dans les projets ambitieux, générant les objectifs à atteindre, les créations d’art, de culture, de capital, de savoir-vivre ainsi, que le retour d’expérience de la deuxième guerre mondiale qui a indiqué aux adversaires de hier la nécessité de travailler ensemble dans l’esprit de partenariat. En même temps la capacité semblable pour la génération et l’absorption d’énergie/pouvoir/capital a facilité un échange équitable, pas basé sur un paternalisme, domination d’un partenaire sur l’autre. Après la chute de communisme le corps d’hypothèses a changé : l’environnement extérieur a changé, s’est détendu diminuant le besoin de travailler ensemble contre la menace extérieure. D’autre part, des nouveaux opportunités qui ont apparu dans un monde multipolaire ont dispersé l’énergie, jusqu’à la concentré en Europe de l’ouest ; Une partie de cette énergie/financement a renforcé l’Europe de l’est et du sud, qui l’a utilisé d’une manière plus ou moins efficace. De fait, la capacité d’innovation, de création de la culture, et de niveau de vie à l’occident a diminué par rapport à la situation avant 1989. Ces aspects se sont améliorés dans d’autres pays du monde en même temps, notamment en Europe de l’est. En même temps, l’Europe de l’Est est plus faible que l’Europe de l’ouest et ceci conduit celui-ci à chercher toujours des partenariats plus à l’est encore (i.e. en Russie) dans la logique d’équilibre des forces. La Russie est dans la logique impérialiste, en recherchant le contrôle par la force des territoires voisins et pas dans la logique de coopération. Un partenariat est impossible avec la Russie.

Condition nécessaire de l’intégration européenne efficace

Afin de réussir une véritable intégration européenne il faudra un équilibre européen des forces. Ceci veut dire, que les macro-régions d’Europe doivent avoir un poids égal afin de gagner le respect, le soutien et la solidarité d’autres régions. Plus pratiquement, l’Europe de l’est doit avoir le même poids globale de la somme de l’influence politique, du capital, du potentiel de croissance et de la force militaire que l’Europe de l’ouest, afin que celle-ci ne cherche pas de partenariats ailleurs (notamment en Russie); au minima, le potentiel d’Europe de l’est doit être supérieur à celui de la Russie. En cette même logique de la force : casser le potentiel de la Russie contribue au renforcement de celui d’Ukraine, Pologne, de la Roumanie (et Turquie), qui peuvent servir en tant que des alternatives valables à la Russie en tant que partenaires d’investissement pour accéder aux marchés asiatiques et domestiques. La condition de réussite de ce plan c’est la coopération conjointe très étroite des pays intéressés : la Pologne, l’Ukraine et la Roumanie en tant que socle. Plus symboliquement : retour aux idées Jagellon, d’ « Intermarium ».   Pour illustrer : Russie: Population = 146 Mln personnes, PIB 2014 = 2 057,3 milliards de $ Pologne+Ukraine+Roumanie: 103 Mln personnes, somme de PIB =  ~ 900 milliards de $ Sachant, que l’ensemble d’Europe centrale et de l’Est représente un potentiel démographique et avec un PIB semblable à celui de la Russie entière; l’Europe de l’est est également un région de plus grand respect de la loi et de la sécurité aux investisseurs. Son plus grand désavantage est l’absence du cooperation au sein de la région et du potentiel militaire suffisant pour justifier la sécurité des investissement.   Le basculement de l’Europe de l’ouest à la coopération étroite avec l’Europe de l’est au lieu de la Russie sonnerait la fin de celle-ci en tant que puissance coloniale et impériale et permettrait l’essor de l’Europe de l’est favorisé par un environnement extérieur moins hostile.

Il n’y pas vraiment alternative à ceci, car :

– La Pologne ne peut pas être un élément d’UE dans situation équitable sans son environnement en UE sans la coopération d’Europe de l’est ; coopération avec Allemagne ou la France a ses limites car ces états se positionnent vers la Pologne d’une manière paternaliste/dominatrice, les pays du sud d’UE ont des intérêts trop éloignée pour porter attention aux intérêts de la Pologne ou nation polonaise. Dans tous les cas, la Pologne seule n’est pas un contrepoids pour la Russie et les pays d’Europe de l’Ouest vont privilégier la coopération avec cette dernière au désavantage de la Pologne. – L’Ukraine ne peut pas compter sur une relation privilégiée avec l’occident pour la même raison que la Pologne, même si elle dispose de plus grande territoire, population et des ressources. L’occident donne continuellement des signes, qu’il considère l’Ukraine comme un objet de marchandage avec la Russie, alors qu’elle est traité comme un véritable partenaire dans la négociation, contrairement à l’Ukraine, qui est mise sous-tutelle des « grands » qui « savent mieux » ce qui est le mieux pour les Ukrainiens. – La Roumanie a un potentiel moindre que ces deux autres états, du coup, elle peut autant moins compter sur le soutien occidental. – Les autres pays (République Tchèque …) ne sont pas d’une grande aide dans le premier étape, car ils préfèrent de se réfugier sous une apparente sécurité d’occident (le patronat allemand notamment), bien que celle-ci ne soit pas du tout garantie. Ou encore ces pays sont manipulables par la Russie (le cas de la Hongrie d’Orban et Slovaquie en moindre mesure). Le mirage d’un ancien ordre austro-hongrois peut paraitre attractif à ces pays, sachant que ce système supposait la domination d’élément germanique qui était économiquement, politiquement et militairement le plus fort à l’époque.

D’où ma recommandation forte :

Avant de convaincre des français, des allemands ou d’autres, les Européens de l’Est doivent commencer de parler et coopérer entre eux, comme des grands. La Pologne, l’Ukraine, la Roumanie, et d’autres pays plus petits de la région ont l’intérêt commun. Il faut parler d’une seule voix sur les sujets stratégiques qui nous concernent tous, notamment la sécurité énergétique et la sécurité militaire, même s’il faut garder la marge de manœuvre pour les particularités de chacun, dans l’esprit de respect mutuel. Des alternatives : c’est la dépendance soit de la bonne volonté de la Russie soit celle de l’Allemagne. L’empirisme montre que ceci n’est pas du tout le cas aujourd’hui, et ceci n’était pas le cas dans le passée. Et plus concrètement : – Instaurer des échanges profonds entre les pays et négocier des traités de coopération véritable et honnête dans différentes domaines, surtout dans le domaine d’énergie, de la défense et de la politique étrangère. Il faut s’inspirer d’expérience qui a donné la naissance de l’UE. – Œuvrer ensemble pour affaiblir la Russie par des sanctions, isolation internationale, éventuellement par le soutien aux éléments séparatistes considérés comme légitimes (par exemples autodétermination des Tchétchènes…)

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