De la gare de fontainebleau à la tour Denecourt

C’était un très bel après-midi de samedi et donc une promenade à la forêt s’impose. Notre objectif c’était la tour Denecourt.

La gare de Fontainebleau est carrément à l’entrée de la forêt de fontainebleau et c’est cette partie que nous avons visité. En partant sur la route de la reine Amélie, nous avons pu rejoindre quelques points de vue sympathiques sur la ville de Fontainebleau, notamment la Croix du Calvaire, où on a retrouvé une aire de piquenique intensivement utilisé.

La forêt de fontainebleau la croix de Calvaire
La forêt de fontainebleau la croix de Calvaire

Nous avons continué ensuite la route relativement plate sur la Plaine du Port des Moulins jusqu’à la Croix d’Augas, ou se trouve un restaurant. En traversant d’autre coté de la route D116 et partant plus au nord on a retrouvé une zone plus vallonné avec quelques points de vue sur le Rocher Cassepot (pas facile de les trouver par contre, marquage est effacé). En partant vers l’est sur le chemin de randonnée on a retrouvé la Tour Denecourt et une zone rempli des grands gravats, des collines et dégagé avec un beau point de vue.

la Forêt de Fontainebleau
la Forêt de Fontainebleau

En partant vers la gare on a encore 1h15 de marche environ de la Tour Denecourt : on peut aller avec un chemin très plat et facile (Route de la Tour Denecourt) ou encore avec un chemin du foret, qui longe le petit « massif » de la Plaine du Port des Moulins. On y retrouve plusieurs petites fontaines aménagés et souvent décorés par des sculptures.

Fontaine du Touring, la forêt de Fontainebleau
Fontaine du Touring, la forêt de Fontainebleau

En retour on a aperçu la Stèle Colinet (visiblement quelqu’un d’importance en XIXème siècle)… il s’est littéralement inscrit dans l’histoire avec son monument incrusté dans la pierre classique pour la forêt de Fontainebleau.

Stele Colinet à la forêt de Fontainebleau
Stele Colinet à la forêt de Fontainebleau

Dans l’ensemble c’est une belle promenade de 4h en pas tranquille, sans trop d’effort (pas beaucoup des dénivelés forts, comme à « 25 bosses » par exemple)

 

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Pourquoi la conquête spatiale ?

Dans ce petit article je voudrais exposer mes motivations pour contribuer à la conquête spatiale.

 

Toute la réflexion est commencé de quelques convictions sur le rôle de l’humanité dans le monde. Mon réponse à la question « pourquoi l’humanité existe ? » c’est une explication darwinienne, liée à la nature.

 

Toutes les espèces vivantes ont un rôle à assurer dans le maintien d’équilibre de la nature. L’homme aussi y contribue, bien qu’en apparence il est uniquement un élément de destruction de la nature et de son équilibre. Des animaux et des plantes prennent la partie dans la chaine écologique. L’homme est sorti de ce paradigme en se positionnant sur le sommet de cette chaine.

 

D’autre part les êtres vivants contribuent aux autres processus naturels que la nutrition,  telles que la fécondation (exemple des abeilles, qui fécondent des fleurs en cueillant leur nectar), ou l’augmentation d’étendue de la nature (des espèces qui « préparent » une zone stérilisé, par exemple suite à l’éruption d’un volcan). Ici encore l’homme ne s’inscrit pas très clairement dans le paradigme, car son rôle était la plupart du temps très destructeur : destruction des espèces, par la chasse ou surexploitation agricole, industrielle ou d’autre menant à la destruction des écosystèmes, voire même la destruction des systèmes naturelles (par exemple l’hydrologie de la mer d’Aral détruite par l’irrigation irresponsable).

 

Par son capacité de voyage et transport lointain, conscient, l’homme a contribué à la transmission des maladies ou des espèces d’animaux ou plantes extérieures menant à la destruction des écosystèmes, qui n’étaient pas capables de se défendre contre ce type de menace extérieure introduite par l’homme. Ceci peut être vu d’une autre manière : comme le défi posé par la nature à elle-même (car l’homme fait partie de la nature) : ainsi la nature aurait détruit ses maillons faibles de cette manière, même si ceci se traduit par la réduction de biodiversité.

 

Quelle est donc la particularité de l’homme et son rôle dans la nature ? On sait déjà bien que l’homme n’est pas si spécial que ça. L’anthropocentrisme est faux, car il ne peut pas être prouvée scientifiquement. Le monde n’est pas comme il est car il est fait pour l’homme. C’est plutôt l’homme qui est comme il est car la nature l’a façonné au travers de l’évolution. L’intelligence n’est pas complètement inné à l’homme: il y a des « alternatifs » dans le monde animal (des singes, des dauphins, etc.), les émotions non plus, comme c’est démontré par des recherches cognitifs. Quelle est donc rôle de l’homme ? En quoi est-il spécial ?

 

Enfin vient la conquête spatiale : l’homme est la seule espèce existant sur la terre capable d’aller consciemment dans l’espace. Pour la nature vivante c’est un avantage de poids : il donne la possibilité de « féconder » nouveaux mondes. Les sondes spatiales sont aseptisées pour éviter la « contamination » qui aurait faussé des résultats des recherches, néanmoins, consciemment ou non, par la pollution l’homme envoie dans l’espace des bribes de vie, qui peuvent potentiellement se répandre. Dans le monde futur, l’homme tentera de modifier la nature aride des mondes extraterrestres à l’image de la nature de la terre pour y survivre. La terraformation sera donc un acte du service de l’homme à l’intérêt suprême de la nature de croitre et survivre.

 

L’homme, en tant que l’être conscient, sait que les catastrophes naturelles de la grande taille (collision avec un grand météorite, etc.) peuvent balayer toute la nature organisé de la terre. Il peut tenter de s’y prémunir par la maitrise de technologie, et de capacité d’adaptation aux conditions le plus extrêmes, notamment ceux de l’espace.

 

L’homme aurait donc un rôle d’abeille qui ramène la poussière des fleurs dans ses pattes, alors que son motivation première d’aller dans l’espace c’est de percer l’inconnu, la curiosité humaine … dont la nature n’a aucun intérêt : elle veut croitre et survivre. La curiosité et la civilisation humaine, telle que des coraux, grandira et murira un jour, sans regret des autres espèces ou encore elle évoluera dans une autre chose.

 

Au final, en développant les activités spatiales l’homme sert à la nature, la valeur suprême grâce à laquelle il peut exister.

Une dérive liberticide en France

La politique liberticide mené par des lois, des arrêtes préfectorales, l’utilisation du 49-3 en situation d’impopularité publique c’est le danger pour la France: Les socialistes sont impopulaires. La loi de travail proposée est fortement inspirée par les mesures préconisés par la droite et MEDEF. Cette situation est en dissonance très nette avec les promesses faites par le Président François Hollande et son gouvernement.

D’autre coté, la droite, Les Républicains avec le programme très libérale, sans aucune doute aura du mal à convaincre le salariat à ses idées, soit une partie significative des électeurs français, et des propositions vont bien au-delà des propositions du PS en proposant beaucoup plus de dérégulation du droit de travail ainsi que des avantages aux plus riches (suppression d’ISF, etc.) …

En même temps le FN promet à tout le monde ce qu’ils veulent entendre, sans pour autant justifier son programme, qui du coup est complétement irréaliste. A ceci s’ajoute évidemment la couche idéologique de l’extrême droite, qui n’a pas disparu.

2017 va être chaud: si on n’a pas de chance la France sortira de virage dans l’abime brune.

Espérons que les Français ne vont pas vouloir massivement de « tester » le FN sur ses promesses … ce risque devient de plus en plus grand, compte tenu de la virage des sociétés civiles en Europe depuis quelques années.

En attendant des socialistes commettent des erreurs de négligence: c’est aussi bien une tendance en France et qu’en Europe plus généralement. Le monde se radicalise actuellement, et des limites nouvelles sont franchies chaque jour, d’ailleurs en grande partie à cause des erreurs des dirigeants de la « vieille Europe ». Maintenant je prends impression qu’ils sont débordés, dépassés par les événements et commencent de réagir par la répression. Ils donnent ainsi la légitimité aux mouvements plus extrémistes, car il sera difficile à la PS de dire qu’elle est propre dans ce genre d’histoires face au Front National. Les incapables donnent la munition électorale à l’extrême droite.

Le fait récent d‘interdire à certains militants à manifester par la préfecture (donc émanation de pouvoir exécutif) sans une condamnation judiciaire et sous un « soupçon » est un délit très grave contre « l’état de droit » de la part de pouvoir politique. On utilise une disposition, l’état d’urgence, prise dans le cadre de la lutte anti-terroriste, pour supprimer de manière arbitraire un droit constitutionnel et irrévocable. Ces interdictions concernent notamment le journaliste-photographe qui aurait documenté des délits de la Police pendant les manifestations de « Nuit debout ». Dans un paquet avec la directive « secret d’affaires », c’est encore un autre signe d’une marche arrière concernant la liberté d’expression et liberté de la presse en France et en Europe.

Quel concept pour l’Europe dans la crise ?

Europe proposé aux européens actuellement est très incohérente. On peut même parler de plusieurs « Europes » proposés et superposés en parallèle. D’un part il y a plusieurs organismes, qui coexistent sur les territoires légèrement différents. D’autre part mentalement les « européens » couvrent des territoires, espaces ou communautés légèrement différentes. J’en ai déjà parlé de l’Europe, et je suis de plus en plus inquiet.

Pour moi globalement, l’Europe c’est tout ce qui est en bleu et en vert. Donc on y trouve des pays qui sont les membres de l’UE, les candidats, ou les pays culturellement européens, qui n’ont pas eu la possibilité politique ou envie de rejoindre l’UE.

Le reste ce sont des pays, empires, cultures voisins, à considérer comme étrangers, non-européens, qui ne s’accommodent pas dans une définition du mot « Europe ». Elles ne seront pas discutées dans cet article.

Dans cet article je ne vais pas traiter des divisions intra-européennes au niveau géographique, uniquement des divisions idéologiques transverses (existant dans tous les pays européens à priori). Et voici donc mon analyse des quelques « Europes » transverses que je remarque dernièrement …

Europe idéaliste, progressiste mais aussi du totalitarisme collectif et individuel

C’est l’Europe incarné par les Indignés, par les « Nuit debout » ou d’autres mouvements de ce genre, qui se décrivent comme progressistes. Elle est très idéaliste dans le sens d’aller jusqu’à extrême d’interprétation de certains concepts.

Cette Europe se construit donnant l’ouverture inconditionnelle et la liberté sans contrainte politique ou citoyenne. Du coup elle exige de partager équitablement avec quiconque les biens des autres, à l’instar des mouvements semblables par le passée : des communistes.

Par exemple, elle propose la semaine de travail de 32 heures (affiches collés à Paris), et elle accueillerait des migrants sans exception. Pour plus de démocratie, elle verrait de bonne œil l’attribution des droits de vote aux quelconques occupants d’un territoire, sans considération de leur nationalité (à l’instar d’une proposition socialiste d’il y a certain temps donnant le droit de vote locale à tous les possesseurs d’une carte de séjour, dont les non européens).

Menée principalement par les jeunes étudiants (issus de tous les niveaux sociaux, aussi bien pauvres que aisées) elle s’inscrit bien dans le cliché des mouvements de la gauche de l’époque de la révolution française, en passant par les communards, les communistes, les maoïstes ou d’autres, avec tous les risques de retomber dans leurs excès de radicalisme, menant au totalitarisme du collectif sur les individus, voire même au culte de personnalité.

Seule chose que cette Europe idéaliste ne fait pas dans son vision idyllique de la Liberté, Égalité et Fraternité : elle n’explique pas comment elle veut satisfaire ses revendications : i.e. Qui et comment financerait la vie des migrants non européens en Europe ? Avec d’autre exemple des « 32 heures » : comment trouver une équilibre entre les lois des employés et ceux d’employeur, surtout s’il prend le risque financier ? Personnellement je trouve que « les 35 heures » fonctionnent, mais principalement, car c’est une situation donnant-donnant : les employés plus reposés, et avec la liberté de prendre une certaine partie des congés travaillent d’une manière plus efficace. Est-ce que si on pousse le système plus loin ceci permet un véritable gain pour tous ou ceci crée un déséquilibre rendant l’affaire non rentable et trop risqué pour les employeurs ? il faudrait un recherche scientifique pour donner un peu de substance à cette revendication.

Le mouvement est mis en face de ses propres contradictions : A juste titre, il dénonce les inégalités entre les hommes et femmes, mais d’autre coté beaucoup de ses partisans réclament la discrimination positive ou des quotas (vieille question : comment ceci est conciliable avec le principe d’une démocratie ?), ce qui revient à la discrimination de quelqu’un … comme le mot l’indique. Est-ce que du coup la liberté et égalité idéale est intellectuellement juste par rapport à la mérite ?

Une autre contradiction : la plupart de ces bonnes âmes qui protestent aujourd’hui étaient ailleurs (à Paris, dans les pubs du 11eme) quand la population de la Grèce s’était déchirée par la politique incohérente des acteurs économiques nationaux, européens et mondiaux. D’ailleurs ils n’ont aucune revendication visible, transpirant dans les médias, concernant l’assainissement de la situation en Grèce, ce qui serait alternative à l’austérité imposé par l’Allemagne. Ils ont regardé ailleurs, pendant que l’Ukraine se faisait envahir par la Russie en toute violation du droit international et encore avant, quand son gouvernement précèdent tirait sur le peuple ou torturait ses citoyens d’opposition. Et on n’a pas vu leurs action décisive contre la directive « secret d’affaires » non plus … ni même dans les annonces transpirant dans les médias.

Par ailleurs, ils réclament la paix à tout prix, donc aussi bien qu’ils vont regretter la dictature en Russie ou ailleurs, ils vont surtout demander de ne rien faire par rapport à ses agissements agressifs, pour ne pas la provoquer.

Dans la forme très extrême ces mouvements réclament un système solipsiste sans engagement, sans attaches, avec l’espace inviolable de la liberté personnelle, tout en même temps prônant le partage de tout avec tout le monde, en rejetant quelconque mérite, dans l’esprit de l’égalité des hommes. Dans cette vision contradictoire, ils s’approchent des ultralibéraux avec le caractère atomisé et individualisation et des xénophobes/racistes avec l’isolement institutionnalisé allant jusqu’au niveau individuel (i.e. tout acte d’intéressement à une autre personne peut être potentiellement perçu comme une agression, action négative du mépris). Les limites du démarche ne sont pas posés par ce mouvement.

Ce qui est clair, c’est qu’en forme trop radicale ces mouvements ne construisent pas d’Europe, elles peuvent plus tôt mener à l’anarchie. En forme équilibré, ils peuvent effectivement inciter à équilibrer le système européen, la distribution des biens et du pouvoir.

Europe conservatrice, communautariste mais aussi xénophobe et raciste

Celle-ci veut au contraire fermer tous les frontières et se replier sur elle-même. Elle voit le salut des sociétés traditionnelles, existantes dans la sanctuarisation, isolement, et dans le cas extrêmes dans « épuration » de la société isolé. En version soft on parle d’Europe des Nations, en version hard on parle de la « grande Allemagne », « l’état français » ou l’envie de repousser des étrangers dans la mer.

Elle se localise en spectre large entre les rentiers, propriétaires immobiliers, petits employeurs, grands employeurs, les familles possédant le patrimoine accumulé en plusieurs générations, qui ne souhaitent pas de partager leur patrimoine avec les étrangers ou « d’autres ». Elle peut être attachée au sentiment de la supériorité par rapport à d’autres classes sociales ou groupes ethniques. Et le système est renforcé par tout le système d’éducation, des grandes écoles, de système sensu stricte féodal. Son excès mène au totalitarisme d’individus-propriétaires sur la communauté (à l’instar de l’ancien régime, de l’Europe industrialisé de XIXème siècle) ne permettant pas l’émancipation d’autres membres de la communauté et menant à la séparation dans les classes sociales imperméables.

Ces gens ont une vision très politique d’Europe, qui sert comme un moyen pour leur but ultime : préservation de leur patrimoine. Traditionnellement, ils ne prennent aucun risque et diminuent les positions qui mènent à la prise de risque. Mis contre le mur, ils vont réagir violemment.

Europe conservatrice se reconnait dans la même classe politique au pouvoir en Russie ou des conservateurs américains, bien qu’elle soit en concurrence avec eux. Du coup elle coopère ouvertement avec le pouvoir poutinien, assadien, saoudien ou d’autres de ce genre (la droite de la droite : Mariani, FN, Sarkozy, Fillon …)

Comme « la gauche progressiste », cette classe de la société est en train de grandir en Europe, sur la base de radicalisation générale.

Le concept du conservatisme en soi n’est pas complétement mauvais: l’envie de perpétuer des traditions est bien fondé, car les traditions c’est une maniérè de construire la civilisation plus profonde qu’une simple société de savoir. En principe, ceci permets de perpétuer des valeurs morales transmises par la tradition. Comme toujours, le problème apparait, quand il y a un excès du conservatisme.

Europe ploutocrate et corporationniste

Europe ploutocrate est celle qui tient le pouvoir encore maintenant. C’est l’Europe des bobos, des bullshit-jobs, du burn-out au travail et d’autres néologismes, issus des corporations et organismes avec la sur-croissance bureaucratique.

Elle est le résultat d’un ensemble des compromis faite par « les pères créateurs » d’Europe institutionnalisé. Elle prône ce qui est « politiquement correcte », « de ce qui est raisonnable et bon pour vous », du « mainstream ». Du coup elle adopte tout un langage, qui essaye de satisfaire d’une manière négative l’ensemble de la société (le moindre dénominateur commun). Elle aime d’utiliser le ton paternaliste et moralisateur, tout en faisant plein des choses éloignés de leurs leçons du morale. Dans la politique intérieure « l’Europe ploutocrate » prend des électeurs pour des abroutis avec des lois comme la reforme de code de travail d’el Khomri ou la loi Macron, en expliquant pour la population que « c’est pour leur bien » et « qu’ils n’ont pas compris », tout en s’apprêtant à passer la reforme par la force avec le recours à « 49-3 »

C’est cette Europe présente dans le parlement européen, où se retrouvent les « rejetons » politiques nationaux, des personnages bannis de la scène politique de leurs pays respectifs pour des raisons différents. Cette situation est le résultat de construction même de l’Europe institutionnelle, où « faire l’Europe » est avant tout une « punition » pour un politicien européen, et pas un objectif en soi.Les électeurs sont fautifs aussi, en votant massivement des partis extrémistes dans les élections européens, en tant que vote de non-confiance au gouvernement national.

Ceci va en conjonction avec la culture de recherche d’un compromis négatif (dilution du sens des mesures prises, occupation du parlement européen et des institutions européens par des sujets de détail du genre « courbe de concombre » ou « pasteurisation du lait » au lieu des sujets stratégiques et importants, telles que la politique européenne d’énergie, le crise économique sud-européen, l’instabilité des pays d’orient ou les agissements agressifs de la Russie) et « last but not least » l’abus d’utilisation de principe d’unanimité dans les institutions européennes, rendant toute cette structure peu robuste, peu claire pour un citoyen européen lambda et in fine, peu importante, voire même, agaçante lorsqu’elle s’implique dans les détails de vie d’un européen (i.e. : est ce qu’il pasteurise son lait ou pas).

Par ailleurs le niveau de sensibilité citoyenne aux institutions européennes le montre : pour quelconque citoyen, les élections européennes ont un poids largement moindre que ceux de leur pays ou de leur commune.

Cette Europe ploutocrate est croisée avec le « néo-libéralisme » (ici compris comme la « défense de la liberté d’affaires des corporations » et d’autres « personnes morales »), le pseudo-socialisme du « troisième voie », prônant la recherche « du compromis », le sacré mot, qui a devenu le gros mot, indiquant la recherche de la moindre dénominateur commun entre deux positions différentes. Parfois ça marche, souvent ceci mène à dénaturer une bonne mesure, que ce soit pour les employeurs, pour les employés, pour les humanistes, pour les traditionalistes, les propriétaires, le prolétariat, ou d’autres. Un exemple peut être le DIF (droit individuel de formation) modifié par les élus en Compte de Formation Personnel, qui est devenu en occasion complètement obscure et inutilisable. Mais ceci concerne tant d’autres exemples, telles que le PTZ (Prêt à taux zéro) qui étaient « gommés » par des reformes successives.

Europe ploutocrate ne fait pas émerger « une conscience européenne » non plus. Elle ne fait rien qui rendrait des européens être fiers d’être les européens : aujourd’hui c’est une dénaturation d’une bonne intention, qui est en train d’être entouré par une sur-croissance de la graisse administrative, bureaucratique, du langage de bois inutile, avec tant des experts sur les postes à des libelles « importants » et qui, in fine, ne servent à rien, produisent des rapports lus par personne et doivent être payés par les contribuables.

Europe ploutocrate fait tout pour éviter la prise des risques, même quand ils sont nécessaires, que ce soit dans la politique industrielle, économique ou stratégique ; d’où ils tolèrent que les « grands pays » explosent leurs déficits budgétaires, que l’Allemagne rends Europe dépendante de gaz russe avec le « nord stream », ou défendent les intérêts des grands corporations multinationaux au détriment des droits citoyennes (la directive sur le « secret d’affaires »), au détriment des « petits pays » (gestion de la crise grecque en « rouleau compresseur », des troïkas en mode de diktat).

Elle est même incohérente en négociant l’association de l’Ukraine avec l’UE, en la sermonnant sur le respect des règles et après menant la politique « d’autruche » par rapport à la Russie, ainsi n’assumant pas la conséquence des décisions prises (identiquement, comme dans le cas de la crise grecque : la Grèce était admise dans le système d’Euro par les états membres en pleine conscience du situation et potentiel de ce pays).

Elle aurait complétement failli de gérer la crise des printemps arabes où la guerre civile syrienne, maintenant elle n’arrive pas à gérer la crise des migrants.

Et ici il faut tailler dans le vif dans le cas de dysfonctionnement evident: dans le cas extrême il vaut mieux faire un « reset » complet de la bureaucratie concerné, et des systèmes administratifs ou organisationnels en cassant en occasion des anciennes avantages indues.

Pour le citoyen lambda, c’est quoi Europe d’aujourd’hui ?

C’est une entité éphémère, une « Europe outillage » : d’un côté des mesures utiles, fonctionnelles telles que Schengen, SEPA, système ICTS pour les études, programme Erasmus, la Politique Commune Agricole, d’autre coté « le compromis » et « l’unanimité » menant à l’incapacité de réaction aux évènements internes et externes.

L’Europe est très fragile ; avec une bonne dose de manipulation elle peut imploser sur elle-même. C’est exactement ce qu’on voit sur le cas de la propagande du défaitisme, xénophobie et même antisémitisme menée actuellement par la Russie, ou encore le prosélytisme de fondamentalisme par les groupuscules terroristes vis-à-vis des citoyens européens de la confession musulmane qui renforcent les rangs d’Etat Islamique et commettent les actes de terrorisme en Europe.

Il y a trop des lobbyistes, « des experts » ou d’autres parasites sans mérite qui ont finis l’ENA ou d’autre grande école d’administration équivalente, donc de rien. Le problème est évidemment le même au niveau national en France.

Aujourd’hui, l’Europe, c’est une entité sans importance pour le citoyen lambda, qui ne se sent pas concerné ni par son bien-être, ni par celle des autres Européens (par exemple, la plupart des Français a assez peu d’empathie pour les Grecques et les Allemands sont même hostiles, … comme inversement les Grecques pour des Allemands).

De toute façon, tous les phénomènes négatifs vus au niveau européen ont leur équivalent au niveau national français, qui précédait la création de l’UE : la faute pour ces phénomènes est donc générale, et contrairement à ce que disent des conservateurs et xénophobes, la disparition de l’Europe ne sera pas la solution des problèmes de la France (ou d’autres pays européens).

Question des migrants en Europe

Cette question me parait passagère, voire même pas directement liée avec la faiblesse d’Europe. C’est plus un symptôme que la raison (bien que la gestion des printemps arabes y est pour quelque chose). La question qui peut se poser : est-ce que l’Europe doit recevoir des migrants ? La question est appliquée plus particulièrement aux malheureux Syriens, qui ont devenu le symbole non voulu des migrants, mais elle concerne tous les autres non-européens.

La question des « migrants » n’a pas commencé avec les Syriens, elle dure depuis bien plus longtemps entre Melilla et Lampedusa ou d’autres iles, ou les migrants tentent de rejoindre les frontières de l’UE pour des raisons économiques principalement. Le cas des Syriens en particulier est diffèrent.

La question est liée à des fameuses « valeurs européennes » et à la cohérence de l’Europe. Elle peut être aussi liée à la question de mérite. Les gens s’échappent de la guerre ravageant leur état sont par définition légitimes pour demander l’aide ailleurs. Dans l’ensemble sur le cas des « vrais » Syriens, la discussion ne devrait même pas avoir lieu : ils ont clairement besoin d’aide. Par ailleurs ils ne sont ni la majorité, ni en nombre si importants, comme le craignent les opposants de la migration des Syriens.

Par contre, le gros de la grande vague de migration est constitué par les citoyens d’autres pays, comme Pakistan, Égypte, Afghanistan, pays africaines, etc., venant pour des raisons économiques ou sociales et ce sont ceux-ci qui font objet principal de la controverse.

Mais en tournant le sujet dans d’autre direction on peut voir une autre manière de traiter ce sujet : les Ukrainiens qui peuvent vouloir s’échapper de leur pays actuellement attaqué par la Russie n’ont pas autant de possibilités qu’un « sans papier » qui a déchiré son passeport ; ils doivent faire leur visa et carte de séjour en due forme, sans quelconque accompagnement. De nouveaux, l’Europe n’est pas cohérente en traitant les Ukrainiens moins bien que les Syriens.

D’autre coté, la majorité de la vague de migration (non syriens) est constitué des gens avec la mentalité de ces braves garçons du place Tahrir à Caire (connus pour des tentatives de viol collectif sur les journalistes occidentales), et ne partagent pas vraiment des « valeurs européennes ». L’expérience montre, qu’ils ne peuvent pas être « convertis », « assimilés » à ces valeurs, car ceux-ci sont contraires à leurs valeurs. Du coup, leur venue et installation constitue une menace pour l’ordre publique en Europe et des nouveaux problèmes sociaux à gérer (entre « les assassinats de l’honneur », la formation des ghettos de type « Molenbeek » et les exigences de respecter la Sharia islamique). Par ailleurs, une autre confirmation : des systèmes démocratiques ne se forment pas dans les pays d’origine des migrants, du coup, dans leur majorité statistique, ils ne risquent pas de perpétuer des valeurs démocratiques, qui ne sont pas naturelles pour eux.

Du coup, que faire avec des « migrants » ? Déjà il faudrait arriver à différencier entre les « syriens » et les vrais Syriens. Respecter de droit d’asile politique / statut de réfugiée aux vrais ressortissants syriens. Ne pas octroyer le droit de séjour aux migrants économiques sous des conditions différents des autres migrants (pourquoi la différence de traitement des « sans-papiers » entre les Afghanes et par exemple les Ukrainiens au détriment de ces derniers ?) et surtout contrôler le flux de migration en mettant en place un véritable dispositif efficace uniquement consacré à cette problématique. Son but principal devrait être avant tout la défense d’intérêt de citoyen européen (donc de l’ordre public), et pas celui des citoyens d’autres pays. Leurs droits universels de l’homme doivent être néanmoins protèges et respectés dans ce cadre, mais ils ne jouissent aucun droit de citoyen de l’UE (notamment le droit d’habiter en UE ou profiter des services étatiques payés par le contribuable européen, s’ils ne possèdent pas un titre de séjour). En conséquence : la déportation quasi automatique de tous les migrants illégaux économiques identifiés comme tels, et ne pouvant pas prétendre au statut de réfugiée, ni ne présentant pas les preuves de la bonne intégration dans la société européenne (exemple: enfants non scolarisés, incapacité de communication dans le langue du pays de séjour, etc.)

D’autre coté, les règles de migration devraient être claires et associées à un jeu des exigences permettant à n’importe qui sur la planète de postuler aux consulats des pays de l’UE pour un droit de séjour, y inclus avec le motif économique (i.e. si un Égyptien dépose un dossier bien motivé, montrant sa volonté de contribuer positivement à la société européenne, cette demande devrait donner lieu à un permis de séjour ; il faut sortir de la situation où une personne est l’objet d’une procédure administrative et pas une partie prise d’une procédure. Ceci est actuellement le cas dans « la procédure de régularisation » française, où les partis de la procédure c’est l’état français avec une société qui veut employer un étranger. L’étranger lui-même fait l’objet de la procédure mais n’a aucun mot à dire).

Une politique d’assimilation devrait exister afin d’éliminer les comportements inacceptables dans la société européenne.

Ce qui foudait faire avec l’Europe

Tout le monde devrait faire des efforts, si on veut réellement construire une Europe supranationale et qui défends les intérêts de tous les citoyens et leurs pays, tout en respectant ces pays et leurs identités. Il faut passer d’une « Europe outillage » à une « Europe utile » avec laquelle les européens peuvent s’identifier. Si non, le processus ne va pas réussir et on va aller dans le mur, le rejet de concept et la monté des extrémismes fascistes ou communistes ou fondamentalistes.

Divisés, on sera croqué à petit feu par différentes sources des menaces extérieures (la Russie, en moindre mesure, la manipulation par les USA ou d’autres grandes puissances) et intérieures (communautarisme, fondamentalisme islamiste, corporationnisme – le pouvoir réel détenu par des sociétés multinationales ou encore par une dictature en propre, construite par ploutocratie ou une ploutocratie mélangé avec le fascisme ou communisme)

Comment faire ? Il faut trouver un compromis positif.

Les conservateurs ou xénophobes doivent accepter les profits, qui sont données par l’espace européenne d’échange et doivent accepter aussi d’y contribuer, sinon on leur prendra par la force, ce qui serait perçu comme une avantage non-mérité. Il faut néanmoins donner les moyens de la protection de la culture, tradition et identité aux communautés, ethnies européennes, tout en travaillant sur l’assimilation des migrants venus d’ailleurs au monde dans le souci de la cohérence européenne (protection de leur patrimoine historique et culturelle demeure la responsabilité de leur pays d’origine ou d’eux-mêmes, pas celle d’Europe ou des européens).

Les « nuit debout » ou d’autre gauche ne doivent pas oublier la réalité du monde, i.e. pas tout le monde veut être aidé, et il ne faut pas tuer la méritocratie par l’excès de l’égalité mal implémenté, car sinon on ne pourra pas continuer à se développer – le phénomène est connu de l’expérience de tous les pays communistes. Il faut trouver un tel équilibre dans les revendications sociales, qui permettrait aux entrepreneurs d’en tirer quelconque profit, sinon ils n’ont aucun intérêt d’être entrepreneurs.

Les bobos politiquement corrects doivent arrêter l’apologie d’apparence et s’attaquer au fond (ou sinon garder la silence), et notamment à la contradiction entre l’apparence et la réalité (l’Europe qui martelé de ses valeurs et ne les applique pas sur le cas d’Ukraine, mais aussi celui de la Grèce et plein d’autres), ils doivent aussi arrêter de défendre la seule vision « juste » du monde (celle à eux), soutenue sur la construction par des apparences, mais reposer leurs propositions sur les faits ; exemple ? arrêter de dire que le loi El Khomri ne mènera pas à la facilitation des licenciements, mais le dire clairement, ouvertement ; s’ils ont des arguments pour expliquer comment ce loi va profiter aux citoyens, qu’ils le disent, mais il n’y a rien de ce genre. La même chose concerne la loi « secret d’affaires », qui semble défendre surtout des grands multinationaux dans leur consolidation de pouvoir, par un contrôle accru sur l’information.

Enfin, l’Europe doit s’occuper des sujets importants (l’énergie, politique étrangère, politique économique) avec une légitimité donné par des élections publiques et avec les moyens du pouvoir mutualisés (ministère des affaires étrangers commune et unique, un tronc de l’armée commune, moyens de projection de la force communes, telles que l’arsenal nucléaire, le budget européen obligatoire) et axé sur la suprématie de l’intérêt européen et ses citoyens sur l’intérêt mondial (comme le font tous les autres grandes puissances mondiales, les USA y inclus). Il faut diminuer les interventions dans les affaires locales (telles que type de fromage bon pour la santé publique), ce qui risque de piétiner des traditions locales et écosystème locale. Dans la vie démocratique, il faut bannir la règle de l’unanimité présente encore dans le système européen et donner une représentativité équilibré à tous les états de l’union.

Quel est le réalisme de la vision ci-dessus ? Aujourd’hui il semble faible, avec la monté des populismes un peu partout et la radicalisation des sociétés civiles d’Europe. Mais il est vraisemblable, qu’une crise est nécessaire avant de reformer/reconstruire la construction européenne d’une manière différente et passer à une étape d’intégration européenne diffèrent et assaini de ses défauts actuels.

Pour un succès de ce type d’initiative il faudra une forte implication de la France, qui possède une légitimité de mener ce type de reconstruction (c’est un grand pays – une grande espace économique, avec une grande tradition diplomatique, de la légitimité culturelle européenne et d’une armée moderne équipé des armes nucléaires) … ce qui manque ce sont des personnes physiques, leadeurs, capables de le faire et de regarder l’Europe avec l’œil européen, lucide, pas un œil français, capable de la synthèse des contradictions et déchirures européens et de la conviction des différents partenaires, issus des mentalités différentes, ainsi que des peuples européens. Une tâche difficile, mais est ce qu’il est impossible ? Je n’en pense pas : Napoléon ou Churchill l’ont presque réussi.

Nota : l’hégémone européen actuel, L’Allemagne, ne pourra pas assurer cette rôle, car elle n’a pas de légitimité historique et morale ni en Europe du sud, ni en Europe de l’Est (on ne leur fait pas de confiance), elle ne possède pas de l’armée à la hauteur. La Grande Bretagne se retrouve dans une situation semblable (notamment la France ne fera pas de confiance à la Grande Bretagne), et les autres pays n’ont pas assez de potentiel économique et militaire.

Angers et « la douceur angevine »

Encore un weekend « Ouigo », cette fois-ci en direction d’Angers, et avec un départ « en catastrophe » de Paris, car nous avons presque loupé l’heure de départ de notre train ; peu de marge, mais nous avons réussi de rejoindre la queue à peu près 4 minutes avant arrivé du train, en courant et tout, ouf ! Ce n’était pas gagné avec le RER A qui roulait avec son vitesse pépère habituelle !!

Néanmoins, pour moi c’était un petit retour « aux sources », car c’était le premier lieu de mon habitation en France après le début de mon émigration; en soi pas une visite nouvelle, mais avec des découvertes surprenantes malgré tout. Pour Viktoriia c’était la possibilité de découvrir les Pays de la Loire pour la première fois.

Sur place nous avons opté pour un hôtel deux étoiles ~45€ (il y en a pas vraiment moins cher, pas des hostels à ma connaissance) et une carte de transport weekend à 5,5€ permettant de voyager en illimité à 5 personnes pendant 24h en weekend.

Aux alentours d’Angers

Une fois arrivé sur place le 30/04/16 vers midi, nous avons démarré tout de suite en visitant des lieux plus éloignés avant de visiter la ville elle-même, surtout, que le 1er mai toute la communication publique ne fonctionne pas. Du coup nous avons visité le musée des coiffes aux Ponts-de-Cé (localisé dans le château, résidence d’été de roi René) en utilisant la ligne 3 de bus, suivi par une visite au château de Pignerolle, connu comme la résidence de gouvernement polonais lors de la 2eme guerre mondiale et ensuite le siège de Kriegsmarine (et voici un récit d’une plus ancienne visite, je l’ai visité à plusieurs reprises). On peut s’y rendre avec le bus no.4 partant du centre-ville.

Enfin, nous nous sommes rendus dans le quartier de la Belle Beille avec le bus no.1 en traversant la Maine et quartier de la Doutre. Belle Beille est mal famé, mais c’est là où se trouve mon ancienne école, ISTIA. En tout cas, j’ai pu découvrir le lac « le Brionneu » et parc Saint Nicolas, localisé dans une vallée, que je ne connaissais pas … visiblement j’étais pas assez curieux 10 ans auparavant, quand j’ai trainé à Angers.

Angers lac le Brionneu

Enfin, le soir après beaucoup des balades nous avons cherché une restaurant pour manger : il y en a plein et à tous les gouts dans le centre-ville historique et sur le boulevard Foch.

A savoir qu’il est possible de visiter d’autres châteaux de la Loire à partir d’Angers (notamment le Plessis Macé, Montreuil-Bellay, Mazé, Brézé, Saumur, etc.), mais il vaut mieux louer une voiture, car le transport en commun est assez limité en suburbaine.

Le quartier autour du Château d’Angers

Le jour après nous avons poursuivi la visite, cette fois ci concentré dans le centre. Il est possible de visiter Angers parfaitement bien au cours d’une journée au centre, en y ajoutant un jour de plus pour faire des musées pour les intéressés.

La manifestation du premier mai était tout petite, et la ville était d’avantage focalisé sur sa brocante qui s’est déroulé pas loin du château d’Angers. Nous ne l’avons pas visité, car nous nous ne sommes pas des grands admirateurs des gobelins : à savoir quand même que ceux de château d’Angers sont très connus, traitant l’apocalypse de Saint Jean. Ils ont failli de bruler dans un incendie il y a quelques années.

Chateau d'Angers

Au nord du château se trouve le quartier de la haute ville, donnant une ambiance de la ville du XVIIIème siècle, avec son imposante cathédrale de Saint-Maurice d’Angers.

Angers Haute Ville

 

Cathédrale de Saint-Maurice d’Angers

Derrière celle-ci se trouve la place Sainte Croix avec la maison d’Adam du XVème siècle.

Angers Maison d'Adam

C’est le cœur de la ville rempli des magasins divers et variés : des chocolateries artisanales et artistiques, jusqu’à des friperies, des brocantes, antiquaires ou des magasins des curiosités destinés principalement aux étudiants (Angers est une ville très étudiante – avec plein des écoles), tout en passant par des boutiques avec des jeux de rôle, des figurines, collectées, la musiques. On s’y sent comme à une version miniature du Marais Parisien.

Angers boutiques

Pas loin, on retrouve le Musée Pincé faisant des expositions des beaux-arts dans un ancien petit palais datant de la renaissance.

Angers Hotel de Pincé

Quoi d’autre ? Les locaux de la préfecture, pas loin de Jardin des Beaux-Arts et de la médiathèque, où j’ai mené mes recherches de Master et la Gallérie David d’Angers.

Mediatheque Angers

Dans l’ensemble on trouve les monuments le plus importants tout au long de la Rue Lenepveu et des rues voisines (notamment ses prolongements, comme Rue Toussaint allant de l’entrée du château d’Angers jusqu’à Place saint Croix).

Angers Brocante Rue Toussaint

Pour ce qui concerne l’architecture, Angers est une ville majoritairement teinté en blanche tuffeau et noir métallisé d’ardoise sur les toits : ce sont des matériaux traditionnels fabriqués dans la région d’Anjou.

Angers

Il y a quelques maisons plus anciennes de fin de moyen âge en combles de bois.

Angers

Les parties plus récentes autour de la Place du Ralliement ont une architecture évoquant le style parisien et haussmannien.

Angers Theatre Place du Ralliement

Le long de la Maine

Il y a une petite promenade agréable le long de la Maine sous les murs de château avec une belle fontaine. Vers le sud on tombe sur des anciennes maisons, dont certaines ont servi apparemment comme siège des ministères polonais en exil pendant la 2eme guerre mondiale. Vers le nord on retrouve une partie un peu moins touristique, mais remplie des restaurants diverses et variés.

Angers rive de Maine

La Doutre

Le quartier localisé sur l’autre rive de la Maine, la Doutre est également intéressant à visiter, bien que plus petit. Son avantage c’est qu’il est tout proche de tout le reste de la ville, donc une petite promenade suffit pour tout voir. On y trouve quelques maisons anciennes et restaurants ainsi que des salons de thé avec des prix réduits par rapport au centre-ville plus touristique.

Angers la Doutre

Il y quelques églises et une belle vue sur le château et la haute ville depuis l’autre rive de la Maine.

Angers rive de Maine

Jardin des Plantes

En longeant la Rue Lenepveu vers le nord est ou le boulevard Foch dans la même direction on tombe sur le jardin des plantes. En printemps il est magnifique, rempli des fleurs.

Angers Jardin des Plantes

Il y a aussi une petite animalerie avec des coques bizarres, biquettes et lapins.

Angers Jardin des Plantes

Boulevard Foch

Sur le boulevard Foch on trouve un bâtiment curieux recouvert des mosaïques, la maison bleue. Sinon ce lieu grouille des restaurants pas chers, de type burgers, pizzeria ou d’autres de ce genre, avec un cinéma et quelques monuments historiques/points d’intérêt de deuxième ordre d’importance (le Jardin du Mail avec la grande fontaine et ses lions en face du Tribunal de Grande Instance d’Angers)

Place Louis Imbach

Place Louis Imbach et des ruelles environnantes se trouvent un peu à l’écart du centre ville touristique, il y a moins des commerces, un peu avant le Jardin des Plantes à la fin de la rue Lenepveu. Néanmoins c’est un endroit intéressant à voir pour ceux qui sont intéresses par la vieille pierre. C’est une partie plus calme de la ville, ressemblant un peu le quartier de la haute ville à coté du château et avec une ambiance de la suspense d’antan. On y trouve l’église Notre Dame des Victoires, qui n’est pas très ancien, mais qui est doté de très belles vitraux.

Angers Eglise Notre Dame des Victoires

L’histoire d’Angers

J’en passe sur l’histoire, car il y a des grands bouquins entiers écrits sur l’histoire d’Angers (à lire, à rechercher, car c’est vraiment riche). L’Anjou est un région historiquement très liée avec plein des pays en dehors de la France, notamment la Pologne, la Hongrie ou la Sicile par les rois, qui étaient issus de la dynastie d’Anjou.

Pour ceux qui lisent ceci, je n’ai qu’un message à passer : visitez Angers ! La ville est super ! et avec les Ouigo il n’y a plus des excuses !

Ps. « la douceur angevine » est en référence de climat très clément d’Angers, où il ne fait presque jamais très froid, il n’y a pas de la neige, par contre le temps peut changer sans avertissement ; des petites averses gentilles peut apparaitre par surprise (c’était notre cas au parc de Château de Pignerolle)

Photos

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Les-Ponts-de-Cé, château musée des coiffes

Les-Ponts-de-Cé était un objectif inhabituel de notre visite. La ville est localisée au milieu des Pays de la Loire, au sein de l’agglomération d’Angers. Lors de notre weekend « ouigo », nous avons cherché à visiter quelque chose accessible par le transport en commun et intéressant. Les-Ponts-de-Cé est un tel endroit, pas uniquement à cause de nom de ville bizarre, mais aussi à cause des monuments et la situation géographique. On peut y arriver en partant d’un arrêt de bus de Boulevard Foch au centre d’Angers en direction de « Murs Erigné » (ligne 3).

La ville Les-Ponts-de-Cé, comme son nom l’indique, est localisée sur plusieurs fleuves coupés par les ponts (bien que l’étymologie du nom est en vérité plus liée à un mot celtique indiquant de l’eau). Elle est assez longue d’ailleurs, et passe aussi bien Loire que l’Authion et d’autres plus petites rivières. Des ruelles de la ville forment une structure moyenâgeuse, partant de l’artère principale.

Les-Ponts-de-Cé

Un château est localisé sur la plus grande presqu’ile. Il a servi comme une résidence d’été pour le duc d’Anjou (le roi René notamment).

Chateau Les-Ponts-de-Cé

A proximité Les-Ponts-de-Cé plusieurs fleuves se déversent dans la Loire, donnant de très beaux paysages. On y retrouve également un beau parc à visiter.

Les-Ponts-de-Cé

Histoire

En 869, le roi Charles le Chauve construit un pont fortifié aux Ponts-de-Cé, afin de bloquer la remontée de la Loire aux pillards viking.

Au XVe siècle, le roi Louis XI de France (1423-1483) demeurait fréquemment aux Ponts-de-Cé, car le duc François II de Bretagne, afin de conserver son indépendance, s’était allié aux ennemis du royaume de France. Pour le roi, le château des Ponts-de-Cé était idéal à contrôler ceux qui y passaient vers et dès la Bretagne. Ainsi, il y arriva le 29 août 1472 pour cet objectif, après avoir occupé Ancenis le 7 juillet ainsi que Pouancé le 21 juillet, villes frontières, de sorte que François II renonce son intention d’attaquer la France.

A la même époque le Roi René d’Anjou, surnommé par ses sujets le « Bon Roi René », utilisait le château des Ponts-de-Cé comme une de ses résidences.

Chateau Les-Ponts-de-Cé

Le 7 août 1620 eut lieu la bataille des Ponts-de-Cé, connue également sous le nom des « Drôleries des Ponts-de-Cé », entre les partisans du roi Louis XIII et ceux de sa mère, Marie de Médicis, que son fils avait écarté de la Régence trois ans plus tôt, et qui tentait de revenir au pouvoir.

Église Saint-Aubin des Ponts-de-Cé

L’église a été bâtie en en l’an 1003, sous le règne de Robert II et Foulques Nerra, par l’abbé Hubert. Elle a une forme particulière, du coup elle attire l’attention.

Les-Ponts-de-Cé église Saint-Aubin

Château-Musée des coiffes et des traditions

C’est un type de musée inhabituel, car permet de voir d’un part les traditions disparues de la France (coiffes féminines principalement) d’antan et une collection des poupées en habilles nationales des différents pays et continents.

Les-Ponts-de-Cé Musée des coiffes

Le musée montre également la vie de la France du XIXème siècle (et plus particulièrement d’Anjou) et certains de ses métiers artisanales liées à la couture.

Les-Ponts-de-Cé Musée des coiffes

On y retrouve également une mini-exposition de l’atelier d’un fabriquant des postiches en vrais cheveux.

Chaque région de la France avait son type de la coiffe féminine, entre Bigouden des Bretonnes et l’Alsace ou les Provençales la différence de style était assez large.

Les-Ponts-de-Cé Musée des coiffes

Même chaque village d’Anjou utilisait des motives légèrement différents, ce qui marquait une grande richesse de la tradition régionale.

Il est assez frappant de constater que ce type de la particularisation a quasiment disparu en France d’aujourd’hui. Est-ce que c’est un signe de la perte de la richesse de la tradition ? Par ailleurs il n’est pas évident de retrouver des légendes d’arrière-pays ni de la description de ses anciens coutumes.

D’autres pays du monde sont également représentés, ce qui permet d’apprecier la diversité et invention humaine en ce qui concerne les habilles.

Les-Ponts-de-Cé Musée des coiffes

Globes de Mariage

L’habitude des globes de mariage a apparu en XIXème siècle (à l’époque du 2eme empire) dans les familles françaises, catholiques. Il semble d’avoir disparu après la première guerre mondiale.

Les-Ponts-de-Cé Musée des coiffes, globes de marriage

Un globe de mariage était souvent constitué d’un présentoir protégé par un globe de verre. Il a recueilli les objets souvenirs des mariés collectionnés au cours de leur vie commune : couronne de fleurs ou de fruits, médaillons, médailles, premiers cheveux du bébé, livres de communion, lettres, photos et bijoux divers. Il était posé généralement dans la pièce principale de la demeure familiale. La forme pourrait varier selon les moyens et gouts de la famille : Un globe de verre était généralement posé sur un socle de bois noirci, avec un coussin en tissu des velours ou de satin rouge, lui-même fixé sur une structure métallique ornementé, doré, et finement ouvragé.

Les-Ponts-de-Cé Musée des coiffes

Les ornements avaient un symbolique et celle-ci était bien plus ancienne que cette habitude, issue de la tradition orale, typiquement la position des miroirs utilisés et leur forme. Le miroir central symboliserait le reflet de l’âme et la vérité, le triangle évoquerait la fécondité, le losange – l’union des deux êtres, le trapèze – l’entente parfaite. Le nombre de miroirs rectangulaires indiquerait le nombre d’années entre les fiançailles et la noce et les miroirs ovales seraient des porte-bonheurs offerts par les demoiselles d’honneur. En ce qui concerne les ornements, la feuille de chêne évoquerait la longévité du couple, la feuille de tilleul – la fidélité, la feuille de lierre – l’attachement, la grappe de raisin symboliserait l’abondance et la prospérité, la colombe avec une couronne de laurier au bec – la paix dans le foyer, le couple des marins-pêcheurs – la fidélité conjugale.

Niveau de vie de la population angevine

Au travers d’une petite exposition numismatique le musée évoque également le niveau de vie de la population en XIXème siècle :

  • 1789 : un ouvrier tisserand angevin gagne environ 5,1€/jour (17 sols) et le prix du pain est d’environ 0,84€
  • 1866 : un ouvrier gagne 12€ (2,75 franc) par jour et le prix du pain est environ 1,89€ (0,42 franc), à noter la particularité d’époque : une femme gagne moitié des gains d’un ouvrier homme, et les enfants entre 10 et 15 ans gagnent environ 4€/jour pour un garçon et 3€ pour une fille.
  • 1911 : un ouvrier gagne 11€ (3,55 franc) par jour et le prix du pain est d’environ 1,26€ (35 centimes du franc), 12 œufs 3,25€, en même temps un jupon dentelle coute 504€ (140 francs) et une paire des bas en soie blanche unie 38,16€.

On en voit bien : la population ouvrière du XIXème siècle, de son plus jeune âge était circonscrite dans la précarité et sans perspectives de s’en sortir, tout au long du siècle, car leurs conditions économiques ne changeaient pas, voire elles s’empiraient : l’apport d’éducation et de la loi de travail (permettant l’investissement en soi) à partir de début du XXème siècle est non négligeable sur la capacité de s’émanciper et monter dans l’échelle sociale pour les familles populaires.

Les-Ponts-de-Cé Musée des coiffes

Le cas de la deuxième guerre mondiale est particulier et frappant : la France sous occupation allemande a connu une explosion du marché noir, ou 1 kg du pain coutait l’équivalent de 4,2€, litre d’huile 63€ (300 francs) et 1 kg de la farine pour 3,15€ (15 francs) d’aujourd’hui et les gens échangeait en troc leurs chaussures contre le sucre et du thé. Sachant que du pain coute aujourd’hui environ 2 €/kg, la farine 0,6€/kg et l’huile serait autour de 2€/l.

Les photos de la visite :

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Moret-sur-Loing, une ville royale mal connue

Dans le cadre de l’exploitation intensive de notre Navigo, nous avons pris avec Viktoriia le train vers Moret-sur-Loing aujourd’hui. C’est une de ces villes silencieux localisé le long du train suburbain « R », qui peut être pris à la Gare de Lyon (dans le hall 1 principalement), donc gratuitement pour les heureux franciliens, possesseurs du Navigo.

L’idée c’était de sortir de Paris rapidement et se vider la tête un peu, alors que les semaines récentes étaient fatigantes, remplis du travail et des études. Le voyage n’est pas très long, environ 45 minutes à partir de la Gare de Lyon jusqu’à la station « Moret, Veneux les Sablons ». Ensuite, il y a environ 15-20 minutes de balade jusqu’à centre-ville de Moret. Le style est classique pour l’Ile-de-France, typique ville de la grande couronne francilienne.

Moret Sur Loing

Là, on découvre une petite ville médiévale, une sorte de Provins en miniature

Moret-sur-Loing avait une importance stratégique, en tant que la ville-frontiere avec Bourgogne et faisait partie du domaine royal depuis 1081. Apparemment ville a une histoire remontant jusqu’à l’époque gallo-romaine.

Moret Sur Loing Porte de Samois

Dans la ville on trouve plusieurs monuments historiques datant du XIIème siècle et témoignant du passée d’une ville/forteresse royale : l’enceinte fortifié face au Loing, les trois portes de ville, le donjon du château, le prieuré de Pont Loup.

Moret Sur Loing Donjon

Le pont sur Loing est censé d’être très ancien, même antique, bien que selon la recherche scientifique, vraisemblablement, il date de XIIème siècle.

La ville a gardé un aspect très ancien, avec peu des bâtiments récents polluant le paysage. Le plan de ville est également resté semblable à une ville médiévale avec son place du marché et celui de l’église Notre Dame.

Moret Sur Loing Place de la Mairie

On retrouve également des vestiges de l’époque de la renaissance avec la façade dite de « François Ier » (pas loin de la mairie et son place)

Moret Sur Loing Façade Franois 1er

Du période plus récent viennent des moulins sur Loing, utilisés par des tanneurs (une industrie qui a prospéré à Moret jusqu’à début du XXème siècle). On y trouve notamment le Moulin Provencher avec son musée concernant le bonbon sur la base du sucre d’orge. Celui-ci était fabriqué à Moret depuis 1638 par des Sœurs bénédictines.

Moret Sur Loing moulins

L’impressionnisme à Moret sur Loing : Alfred Sisley

Quand on visite Musée d’Orsay, ou une de ces expositions d’impressionnistes parisiennes, indéniablement on tombe sur les peintures de Sisley, parfois même sur ses peintures de Moret. Il a vécu dans cette ville à partir de 1880 et il y mourut en 1899.

Que faire d’autre à Moret-sur-Loing

Il y a plusieurs restaurants dans la ville : des crêperies, un truc bio-écolo-végétarien, restos traditionnels français aussi.

J’ai aperçu beaucoup des magasins d’artisanat : des boulangers, bouchers, voire même un bijoutier. Il y a un côté sympathique de l’existence de petit commerce de proximité. Après, pour des boulangeries, j’ai été assez surpris des prix (c’est plus cher que à Paris)

Autour de Moret – promenades et d’autres visites

Moret-sur-Loing est une bonne base de départ pour une belle balade dans la Forêt de Fontainebleau, c’est plus facile d’y accéder qu’à Fontainebleau lui-même, car Moret est plus petit.

Sinon, par la proximité, d’autres villes de la région peuvent être visités, telles que Bois-le-Roi, et par ce biais, Barbizon avec son histoire riche des peintres de l’école de même nom, ou encore Nemours avec son centre-ville sympa et un beau foret.

Quelques photos de plus

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